La cérémonie d'Albertville s'ouvre devant les 35000 spectateurs présents dans le stade et devant deux milliards de téléspectateurs. 1808 athlètes et officiels des 64 nations défilent dans le stade, au son de percussions, avant de s'installer dans le théâtre des Cérémonies. Ensuite, vient une première partie du spectacle qui s'organise autour d'un mât central (un axis mundis) et une scène d'environ 1 ha. Un soin particulier est apporté dans la décoration de l'arène olympique qui reprend les symboles folkloriques savoyards : reconstitution d'une montagne savoyarde à l'entrée du stade, décorations (frises, étoiles, rosaces). Le podium des annonces officielles reprend les codes architecturaux d'un balcon d'un chalet d'alpage. Au cours de la soirée, ce seront 3000 artistes, professionnels ou amateurs locaux, qui participeront à ce spectacle. Ils sont habillés par le plasticien Philippe Guillotel. L'ouverture est proclamée par François Mitterrand, président de la République française, debout entre Jean-Claude Killy et Michel Barnier, et en présence de Juan Antonio Samaranch, président du CIO. Une jeune fille haut-savoyarde de 12 ans, Séverine du Peloux, en robe savoyarde stylisée avec une jupe composée de poupées savoyardes, entonne a cappella la Marseillaise. La jeune patineuse française, Surya Bonaly, prononce le serment des athlètes. Elle succède à Léo Lacroix, qui eut le même honneur lors des Jeux de Grenoble.
Le théâtre est survolé par la Patrouille de France, qui a choisi l'année précédente Jean-Claude Killy comme parrain. Par six fois une ola traverse le stade, à laquelle le président Mitterrand, bien que fatigué, participera. Puis vient le tour du dernier porteur de la flamme, Michel Platini, qui s'avance dans le stade pour la dernière étape menant à la vasque. Il rejoint au milieu de l'espace le jeune François-Cyrille Grange avant de grimper les escaliers menant à la vasque.
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