Les hommes et les femmes portent un labret en bois qui leur perce la lèvre inférieure, le poturu, du nom de l'arbre dont il est issu. La cérémonie de perçage de la lèvre inférieure a lieu vers sept ans pour les filles, et neuf ans pour les garçons. De diamètre et de longueur variables, ce cylindre, qui pend comme une étonnante barbichette, leur déforme la mâchoire, durcissant la ligne du menton. Ils y gagnent un air de guerrier farouche qu'accentue, pour certains, le port d'une poignée de flèches et de sagaies. Ils ne manifestent pourtant aucune agressivité. Les femmes s'enduisent le corps d'une teinture rouge extraite du roucou, dont la sève sert aussi bien pour la toilette, les rituels de beauté ou ses qualités antiseptique.
Les mariages Zo'é sont complexes et encore mal compris. On ignore combien d'épouses ou maris ils sont autorisés à avoir, mais habituellement, une femme a plusieurs maris.
Ils vivent nus ou presque dans des huttes dites tapiris faites de branchages. Ils allument des feux pour défricher la forêt et fertiliser le sol et pratiquent ainsi sur brûlis la culture du manioc.
Le nom de Zo'é signifie Nous par opposition à étranger ou ennemi.
La tribu des Waura
En jour de fête, comme le veut la tradition, l'équipe des hommes laisse gagner l'équipe des femmes.
Le jour de ses premières règles, la fille waura est mise en période d'isolement, pendant environ un an. Elle revient quand elle se sent prête à jouer, puisque pour pérenniser la tribu, ils se marient entre eux.
Et lorsqu'une fille couche quatre fois avec le même petit ami, ils doivent se marier.




















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