« Je viens de traverser, je traverse, une période difficile de ma vie d’homme. Dans ce combat contre la mort, j’ai été bouleversé par le soutien de mes collègues de gauche et du groupe socialiste, exemplaires autour du président Jean-Marc Ayrault, de Martine Aubry ; ces soutiens, tellement humains, m’ont permis de garder, toujours, un moral de vainqueur. Merci, merci à toutes et à tous.
Je dois dire aussi que j’ai été autant bouleversé par le soutien tout aussi humaniste du gouvernement, de vous collègues de droite, de vous Monsieur le Président, je n’oublierai jamais.
Alors que je vous vilipende à longueur de séance — je continuerai demain — vous avez été à mes côtés sans faille, toujours. Combien de fois j’ai pleuré d’émotion en vous lisant, en vous écoutant, en vous recevant, aujourd’hui je vais vous le dire, je suis très fier d’appartenir à cette belle démocratie française.
Face à la mort redoutée, il y a la vie espérée. Ce souffle, vous me l’avez tous donné, à gauche, à droite, au gouvernement. Jamais je n’oublierai. Et ce souffle, il faut aussi le donner aux millions de victimes qui, comme moi, luttent pour la vie. La vie est tellement belle. Ces victimes, aimez-les, aimons-les, entourez-les, entourons-les : le cœur accomplit des miracles.
Dès demain, je redeviens un opposant farouche mais je vais vous le redire : je vous aime toutes et tous, la vie est belle. Merci. »
— Intervention de Patrick Roy à l'Assemblée nationale, le 15 mars 2011.
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